Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Enchantment of Ravens - Margaret Rogerson

 

Titre : Enchantment of Ravens

Auteur(s) : Margaret Rogerson

Editions : Bragelonne (BigBang)

 

Résumé

 

Isobel est une jeune artiste peintre de grand talent, qui travaille pour des clients bien particuliers : les redoutables Faés, des créatures immortelles capables de jeter de terribles sorts. Il y a néanmoins une chose que les faés envient terriblement aux humains : leur Art, car eux-mêmes sont incapables de tracer un trait de plume ou de faire cuire du pain sans tomber en poussière. Les tableaux d'Isobel sont très demandés, jusqu'à ce qu'elle reçoive la première commande exceptionnelle d'un membre de la famille royale, Corneille, le prince d'Automne. En peignant son portrait, la jeune femme fait une grave erreur : elle le représente avec dans le regard l'éclat d'un chagrin tel qu'en éprouvent seulement les mortels. En trahissant ainsi ce qui est considéré comme une faiblesse chez les Faés, elle a mis Corneille dans une position difficile, qui pourrait lui coûter la vie. Furieux, le prince l'oblige à le suivre jusque dans son royaume pour comparaître devant un tribunal - mais en chemin, ils vont tous deux se retrouver cernés d'ennemis, et contraints de s'en remettre l'un à l'autre pour survivre...

 

Ma Chronique

Note : 4/5

J’ai aimé

 

Après avoir découvert Margaret Rogerson avec son roman Sorcery of Thorns, que j’avais beaucoup aimé, j’étais heureuse de savoir que son second roman, Enchantment of Ravens, allait sortir en France. Il faut dire que j’avais super bien accroché au style de l’auteure. Et pour ne pas mentir, c’est également grâce à la magnifique couverture illustrée par Charlie Bowater que ce one-shot m’a attirée.

 

Dans Enchantment of Ravens, nous suivons Isobel, une jeune artiste peintre, qui s’est depuis peu fait une belle renommée auprès des faés. Il faut dire que ces sinistres créatures, aussi envoûtantes soient-elles, sont incapables de manier l’Art des humains. C’est sans doute la chose que les faés nous envient le plus; pouvoir écrire ou cuisinier sans prendre le risque de mourir. Alors à défaut de pouvoir le faire, les faés, par l’intermédiaire des humains, profitent de cet Art. Une aubaine lorsqu’on est comme Isobel, une artiste de talent. Les commandes ne cessent de pleuvoir jusqu’à ce qu’Isobel reçoive un beau jour une commande d’un membre de la famille royale, le prince d’Automne, Corneille. Mais à partir de cet instant, tout dérape. En peignant le portrait du prince, Isobel a cru percevoir une émotion humaine dans le regard de Corneille et cela pourrait bien lui coûter la vie…

 

Dès que je me suis plongée dans la lecture, je n’ai vraiment eu aucun mal à accrocher à l’histoire. La plume de Margaret Rogerson est fluide, agréable et joliment descriptive sans pour autant que ça plombe le rythme du récit. De manière générale, je ne suis pas très fan des longues descriptions. Parfois, c’est plat, inutile et plutôt que de me transporter, eh bien ça finit par m’ennuyer. Cependant, ici, certaines descriptions sont certes assez développées, mais c’était bien dosé. Le rythme n’est ni trop lent ni trop rapide. Avec un roman aussi peu épais, je redoutais que certains éléments de l’histoire soient peut-être moins bien développés que d’autres. Je suis satisfaite du dénouement, même si je vous avoue que quelques chapitres supplémentaires n’auraient pas été de trop.

 

Il faut dire que l’univers imaginé par l’autrice est très addictif. Je tournais les pages sans même m’en rendre compte, toujours avide de connaître la suite. Je m’attendais à retrouver les composants habituels d’une histoire fantasy, toutefois Margaret Rogerson est parvenue à sortir des sentiers battus. Ainsi, l’auteure nous dépeint un monde de faux-semblants, où les apparences sont quelquefois bien trompeuses puisque les Faés ne sont pas aussi beaux et parfaits qu’ils essayent de nous faire croire. Ils se cachent sous des illusions afin de cacher leur laideur et ne s’arrêtent pas seulement à leur apparence. En effet, ils utilisent également des charmes sur la nourriture ou les vêtements afin de donner l’illusion d’observer des mets délicieux et des robes somptueuses.

 

De plus, si les Faés font souvent appel aux humains pour leur Art, cela ne les empêche pas de se montrer perfides et d’essayer de les duper à la moindre occasion. Tout n’est que faste et supercheries dans le monde des Faés et Isobel l’a bien compris. Elle qui a l’habitude de converser avec ces êtres surnaturels, Isobel sait voir au-delà des apparences. Et les Faés, elle s’en méfient. C’est aussi pour cela que j’ai autant apprécié le personnage d’Isobel. Elle ne se laisse pas avoir par de belles paroles ou de viles promesses. Isobel fait toujours attention à mesurer ses paroles face aux Faés.

Je vous aime éternellement. Je vous aime si intensément que cela m'effraie. J'ai peur de ne pas pouvoir vivre sans vous. Je pourrais voir votre visage chaque matin à mon réveil pour les dix mille prochaines années et toujours attendre avec impatience le matin suivant, comme si c'était la première fois.

Cependant, toutes ces précautions, ne l’empêcheront pas de tomber sous le charme de Corneille. Elle en viendra même à se remettre en question face à ses sentiments. Elle qui n’avait que du mépris pour toutes les autres jeunes filles de sont âge qui se pavanaient devant de beaux Faés… Isobel se retrouve bien désarmée. Mais c’est justement tout cela qui rend son personnage aussi intéressant, elle est prête à tout pour garder son humanité.

 

Corneille, pour sa part, est un personnage très attachant. Il est loin d’être comme tous les autres Faés. Plus humain et plus sensible, Corneille est un personnage bien singulier. Je ne pensais pas qu’il se montrerait aussi humain. J’avais quelquefois très envie d’être dans sa tête et le fait de ne pas avoir son point de vue, ne m’a pas aidé à y voir plus clair. Je ne pouvais compter que sur sa capacité à se dévoiler à Isobel, ça ne faisait que le rendre plus mystérieux encore. Et puis, il ne joue pas avec la jeune femme. Il aurait pu profiter de son statut de prince, mais il n’en est rien. Au final, Corneille est doux, adorable et très gentil.

 

Enfin, la romance tient une place importante dans Enchantment of Ravens. Étant donné que le livre est relativement court (379 pages), j’avais peur de ne pas réussir à accrocher à la romance. Comme vous le savez, je n’aime pas lorsque celle-ci débute ou s’installe trop rapidement. Ici, hormis le soudain « coup de foudre » entre Isobel et Corneille, leur relation n’évolue pas si vite que ça. Comprenez que la relation entre un humain et un Faé est totalement proscrite. Cela va donc mettre nos deux héros dans une situation des plus inconfortables. En réalité, il va se passer pas mal de choses avant qu’Isobel et Corneille s’avouent leurs sentiments. On va tout d’abord assister à de nombreuses scènes entre eux, à la fois terriblement drôles et  adorables. J’ai adoré les petites piques qu’ils se sont lancées durant leur périple et les instants d’humanité d’Isobel, tels que manger ou faire pipi, dépassaient complètement Corneille. Je dois dire que, même s’ils ne viennent pas du même monde, leur duo fonctionne très bien. C’était une bien jolie romance.

 

En conclusion, j’ai passé un très bon moment de lecture avec Enchantment of Ravens. J’ai une fois de plus était charmée par le style de Margaret Rogerson qui nous entraîne dans un monde de toute beauté. Les personnages sont parfaitement développés, attachants et pour un one-shot, la romance était également bien maîtrisée. La seule chose que je regrette, c’est l’absence de quelques chapitres supplémentaires pour venir un peu étoffer la dernière partie du roman. C’était tellement bien que j’en voulais davantage ! En tout cas, je vous recommande vivement ce roman !

 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article