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L'encre du passé (L'encre du passé, Tome 2) - Erika Boyer

 

Titre : L’encre du passé, Tome 2

Saga : L’encre du passé

Auteur(s) : Erika Boyer

Éditions : Hugo Poche (New Romance)

 

Résumé

 

L'amour de Clément et Seven dépasse l'entendement, il les brûle, il les consume, mais ce n'est pas le seul qui les torture. Les cauchemars du premier sont de plus en plus durs à supporter, les secrets du second rendent leur relation trop compliquée. Alors quand la vie s'en mêle et chamboule un peu plus leur quotidien, leur couple finit par ne plus tenir qu'à un fil. Sont-ils capables de surmonter les épreuves de leur existence ou la distance qui est de plus en plus pesante ? C'est la question qu'ils se posent, tout en sachant qu'ils ne s'imaginent plus l'un sans l'autre. Entre le passé de Clément et le présent de Seven, l'avenir des deux est incertain.

 

Ma Chronique

Note : 4,5/5

J’ai beaucoup aimé

 

Je remercie les éditions Hugo New Romance pour l’envoi de ce roman.

 

Ce second tome, je l’attendais impatiemment. Il faut dire que le premier tome ne m’avait pas laissée indifférente. Entre les mensonges de Seven, le passé trouble de Clément et l’amour inconditionnel qu’ils ont l’un pour l’autre, Erika Boyer était parvenue à me captiver dès les premières lignes. De plus, je rappelle que cette romance est une homoromance et pour n’avoir jamais lu ce genre avant cette duologie, je partais avec beaucoup d’appréhension et de curiosité. Comme pour le premier tome, celui-ci a été une excellente lecture, une magnifique conclusion pour une sublime histoire d’amour. 

 

Je sais, ça fait énormément de qualificatifs élogieux, pourtant lorsque vous aurez comme moi lu cette histoire, vous comprendrez qu’elle le mérite. Mes sentiments avaient déjà été bien bousculés dans tous les sens dans le premier volet, mais ce n’est rien comparé à ce que j’ai ressenti durant ma lecture du second. Encore une fois, Erika Boyer ne nous épargne pas émotionnellement. Bien que l’histoire comporte des scènes très dures, voire très tristes, il y a aussi beaucoup de lumière et de l’espoir.

L'amour n'est pas le seul à avoir le pouvoir de calmer les peines, l'amitié a ce même talent. Mais c'est aussi une forme d'amour, alors ça ne devrait pas m'étonner.

Dans ce second opus, on en apprend enfin davantage sur le personnage de Seven. Je l’avais beaucoup aimé dans le premier tome, mais j’avais aussi eu du mal à le cerner. Seven est quelqu’un de très secret, contrairement à Clément il a des difficultés à s’ouvrir. Par conséquent, sur le moment, Seven pouvait donner l’impression de ne pas vouloir s’investir dans sa relation avec Clément sur le long terme et je le trouvais un peu égoïste de demander à ce dernier de se confier alors que lui-même s’enfonçait petit à petit dans ses propres mensonges. Bien sûr, toutes ces questions que l’on se posait sur son personnage ne faisaient qu’ajouter un peu plus de suspense à l’histoire et ça aurait été trop facile si tout nous était tombé tout cuit dans le bec !

 

Du coup comme je le disais, on découvre un peu plus de choses le concernant, notamment sur sa famille. Si les membres de Lost Souls étaient un peu plus présents dans le précédent opus, ici c’est la famille de Seven qui prend légèrement le dessus. On fait la connaissance de ses parents, de ses frères et je dois dire que ces derniers n’ont rien à envier aux amis de Clément. En plus de découvrir sa famille, on apprend également les raisons de ses mensonges et de sa double vie. Je ne peux pas trop vous en parler car ça serait vous divulguer un élément fondamental du récit, mais sachez que ce qui touche Seven est en général associé aux femmes et j’ai trouvé ça super qu’Erika Boyer mette en lumière ce sujet. On oublie trop souvent que les hommes peuvent être aussi bien concernés que les femmes. Ici, ce sujet est traité avec bienveillance, sans préjugé et je trouve que c’est important d’en parler.

Je suis comme la plupart des êtres humains, j’ai offert mon coeur à un autre, au risque qu’il le piétine un jour, sans avoir eu l’intelligence d’en garder un morceaux pour continuer à vivre si cet homme me laisse un jour. L’amour est une folie.

Pour ce qui est de Clément, je crois que l’auteure n’a vraiment pas épargné son personnage dans ce second tome, mon coeur a très souvent saigné pour lui. Ses cauchemars ne cessent de le hanter et un malheureux évènement va finir par l’enfoncer un peu plus dans cette spirale infernale. Il peut toujours compter sur ses amis et sur Seven, mais c’est difficile de demander de l’aide quand on ne sait déjà pas nous-même comment faire pour s’en sortir. J’avais eu un énorme coup de coeur pour son personnage et ce second tome n’a fait que renforcer l’affection que je lui porte. 

 

Rassurez-vous, il va tout de même finir par sortir la tête de l’eau et découvrir la véritable raison de ses cauchemars. Justement, concernant la raison de ces cauchemars, je n’ai pas été plus surprise que ça car je m’en doutais déjà. Néanmoins, le fait que j’avais déjà ma petite idée sur la question ne m’a pas empêchée d’être révoltée et blessée en pensant à tout ce que Clément a dû subir. Là encore, c’est un sujet fort que l’auteure décide d’aborder et comme toujours, elle le fait avec beaucoup de délicatesse.

Il est bon que certaines choses du passé restent les mêmes. Toutes les marques ne méritent pas d'être effacées, surtout pas quand elles ont été faites à l'encre de l'amour.

Pour finir, en ce qui concerne la romance, celle-ci est toujours aussi belle, bien approfondie. Étant donné que c’est une homoromance je n’étais pas sûre au départ de l’apprécier à sa juste valeur, mais avec tous les sentiments et sensations qu’elle nous fait ressentir, on n’a pas d’autre choix que de tomber raide dingue de la romance entre Clément et Seven. Toutefois, je ne sais si c’est voulu par l’auteure, mais j’ai eu l’impression qu’il y avait un peu moins d’interactions romantiques entre les deux protagonistes. Ce second tome est peut-être davantage centré sur leur reconstruction et quand j’y pense, ce n’est pas si bête que ça car avant de pouvoir pleinement s’investir dans une relation, il faut d’abord régler ses problèmes et s’aimer soi-même. Là, on peut dire que c’est quelque chose qui prend tout son sens. Les deux hommes n’auraient sûrement pas réussi à établir une relation durable si les cauchemars de l’un et les mensonges de l’autre avaient continué de planer au-dessus de leur couple. En tout cas, j’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à suivre leur duo. Leur histoire est magnifique, sincère, authentique et leur idylle me laissera certainement un très joli souvenir.

Je me soucie peu que les marques de nos souffrances soient éternelles, que l'encre ne puisse plus être effacée, je recouvrirai tout de notre amour, j'écraserai le passé de mon présent et je referai l'avenir à ma façon, je le jure.

En conclusion, Erika Boyer signe avec L’encre du passé une nouvelle dulogie qui vous prend aux tripes et dont vous ne ressortez pas indemne. J’ai adoré rire, pleurer et aimer avec Clément, Seven et leur bande de copains. Plus qu’une romance, L’encre du passé est également une histoire où l’amour sous toutes ses formes à sa place. Que ça soit l’amour romantique, l’amour fraternel, l’amour familial ou l’amour que l’on porte à ses amis, ils font tous partie intégrante de cette superbe histoire. En dehors de cela, il y a aussi de très beaux sujets qui sont abordés. Des sujets qui nous touchent, qui nous émeuvent, mais toujours avec douceur et sensibilité. Si vous hésitez encore, je ne peux que vous conseiller de foncer !

 

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