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N'oublie jamais (Nevernight, Tome 1) - Jay Kristoff

 

Titre : N’oublie jamais, Tome 1

Saga : Nevernight

Auteur(s) : Jay Kristoff

Éditions : De Saxus

 

Résumé

 

Dans un pays où trois soleils ne se couchent presque jamais, une tueuse débutante rejoint une école d'assassins, cherchant à se venger des forces qui ont détruit sa famille. Fille d'un traître dont la rébellion a échoué, Mia Corvere parvient de justesse à échapper à l'anéantissement des siens. Livrée à elle-même et sans amis, elle erre dans une ville construite sur les ossements d'un dieu mort, recherchée par le Sénat et les anciens camarades de son père. Elle possède un don pour parler avec les ténèbres et celui-ci va la mener tout droit vers un tueur à la retraite et un futur qu'elle n'a jamais imaginé. À 16 ans, elle va devenir l'une des apprentis du groupe d'assassins le plus dangereux de toute la République : L'Église rouge. La trahison et des épreuves l'attendent dans les murs de cet établissement où l'échec est puni par la mort. Mais si elle survit à cette initiation, Elle fera partie des élus de Notre-Dame du Saint-Meurtre, et elle se rapprochera un peu plus de la seule chose qu'elle désire : la vengeance.

 

Ma Chronique

Note : 4,5/5

J’ai beaucoup aimé

 

Une héroïne badass, un univers unique et incroyablement riche, une plume aussi addictive que tordante… Tous les facteurs étaient présents pour faire de ce premier tome un véritable bijou et, croyez moi, il l’est. Pour avoir déjà lu des ouvrages signés de la main de Jay Kistoff, notamment Aurora Squad et Illuminae, Nevernight est cependant le premier roman que je lis de l’auteur qui ne soit pas co-écrit. Lorsque j’ai appris que cette trilogie allait enfin sortir en France, autant vous dire que mes attentes étaient considérablement élevées et ce premier opus se devait d’être à la hauteur. Je suis donc heureuse de dire que l’auteur a su combler mes espérances et bien plus encore…

 

Dès les premières pages, j’ai immédiatement été happée par l’histoire. L’auteur commence par nous présenter l’héroïne, Mia, par l’intermédiaire de deux scènes diamétralement opposées, mais qui par quelques similitudes se ressemblent en tout point. Grâce à ce premier chapitre, j’ai eu l’impression de faire la connaissance de deux Mia, l’adolescente d’un côté et la tueuse de l’autre. Avec ce genre d’entrée en matière, Jay Kristoff était dès la première page parvenu à capter mon attention. Pourtant, rien ne laissait penser que j’allais adorer cette histoire.

Ne jamais reculer. Ne jamais avoir peur. Et ne jamais, jamais oublier.

En effet, même si le premier chapitre avait réussi à me convaincre, j’ai rapidement pris peur face aux nombreuses spécificités de l’univers. Le vocabulaire est riche et dense, l’histoire parfaitement brodée et passionnante, mais je me suis très vite laissé submerger par toutes ces informations. J’ai eu des difficultés à comprendre le système gouvernemental du pays, les us et coutumes, le fonctionnement de la vraie-nuit, la non-nuit… Bref, il m’a fallu lire pas mal de pages encore pour être pleinement plongée dans le récit. Heureusement, une fois que Mia arrive à l’Église rouge, cela devient plus fluide, plus facile à suivre.

 

À l’Église rouge, Mia peut enfin débuter sa formation pour devenir une Lame et les choses sérieuses peuvent commencer. Arrivé à cette partie du livre, l’ambiance prend une tout autre tournure. Si c’était déjà sombre et sanglant, à partir de là c’est multiplié par 10. Trahison, vengeance, mort, douleur, malsain, macabre… Autant de mots qui résument à la perfection cet incroyable roman, un roman dont on ne ressort pas indemne ! Ajoutez à ça quelques scènes de sexe, vous obtiendrez à coup sûr un cocktail explosif ! Attention, ce roman est pour un public averti, vous êtes désormais prévenus !

 

Concernant l’intrigue, celle-ci m’a tenue en haleine jusqu’à la dernière page. Je ne pouvais plus lâcher le livre, même une seule petite minute, de peur d’être en manque pour le reste de la journée. C’est pour cela que ce beau bébé de plus de 700 pages n’a pas fait long feu et a été lu en à peine une journée. Jay Kristoff ne nous épargne pas une seule seconde, nous offre de l’action, des révélations et des rebondissements en veux-tu en voilà. Franchement, je me suis très souvent  retrouvée, pour dire poliment, sur les fesses et n’ayons pas peur des mots, Jay Kristoff aime faire souffrir ses personnages. Pas moyen de s’attacher à eux, l’auteur n’a pas peur de les sacrifier et de s’en débarrasser, chose que j’ai grandement appréciée même si ça met les nerfs à rude épreuve. Petit bonus : les annotations en bas de pages sont hilarantes et vraiment instructives. Certaines sont bien évidemment plus importantes que d’autres pour comprendre l’univers de Nevernight, cependant ça ajoute une touche d’humour non négligeable à l’ambiance inquiétante qu’il se dégage de ce premier tome

Tu seras une rumeur. Un murmure. La pensée qui réveille en sueur tous les salauds de ce monde au beau milieu de la non-nuit. La dernière chose que tu seras dans ce monde, gamine, c’est le héros de quelqu’un. Mais tu seras une fille que même les héros craindront.

Quant au personnage de Mia, je ne peux pas conclure sans vous parler d’elle. C’est le personnage central, le personnage qui porte à bout de bras cette fabuleuse histoire et c’est sur ses épaules que tout repose. Mia est une héroïne comme je les aime. Je sais que j’ai l’air de me répéter en disant ça, mais pour moi, il n’y a pas de bons romans sans un excellent protagoniste. Avec son personnage, ça passe ou ça casse, on l’aime ou on ne l’aime pas. Pour ma part, je l’ai adoré. J’ai aimé son sarcasme, son humour mordant, son courage, mais également sa sensibilité. Car oui, bien qu’elle joue le plus souvent les durs à cuire et se comporte comme une garce, il n’en reste pas moins qu’elle reste une jeune femme de 16 ans avec un passé douloureux. Sa normalité est rafraichissante, attachante et ça fait plaisir de découvrir une héroïne qui peut se vanter de pouvoir compter que sur elle-même pour s’en sortir.

 

En conclusion, malgré un début un peu compliqué, j’ai passé un super bon moment de lecture. Ce premier opus n’est malheureusement pas le coup de coeur que j’espérais, mais il en manquait peu pour que ce soit le cas. Jay Kristoff nous offre une excellente dark fantasy, à l’ambiance glaçante et amusante par le biais de sa plume affutée. Peut-être que certaines personnes auront quelques difficultés à apprécier la particularité de son style d’écriture, en ce qui me concerne j’y ai totalement adhéré. Même si c’est un bon pavé de près de 800 pages, je n’ai pas vu les pages défiler ! Cela faisait longtemps que je m’étais pas autant régalée avec ce genre de roman et si comme moi vous aimez les histoires sanglantes, sombres, macabres et rythmées à souhait, alors je vous conseille vivement de plonger dans l’univers atypique de Nevernight !

 

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